Des choses à dire...
Ce blog contient des textes à caractère sexuelles.
Homphobes, racistes et tout emmerdeurs à venir je ne vous retiens pas!!
Bon vent!

Le Méli Mélo de Lyam
A deux, à trois, en solitaire...
C'est doux, violent, délicieux...
6) Anniversaire
- Pouvons-nous parler Alfred ? demanda Ményl
- Certainement mademoiselle !
La jeune fille ne savait pas trop pas quoi commencer. Elle repensait à Nan depuis ce matin ; quand elle l’avait vu pleurer sous un arbre dans le jardin. Elle ne comprenait pas, elle ne comprenait plus…
- C’est au sujet de Nan.
- Monsieur est particulièrement hostile ces temps ci. Vous devriez le laisser tranquille.
- Je l’ai vu pleurer…
Il laissa tomber ses activités et se tourna vers elle. Monsieur n’avait pas pleuré depuis plus de cinq ans. Pas depuis la mort de son père…
- Je comprends ! fît il en regardant le calendrier
- Pas moi. Répondît Ményl en prenant une part de tarte à la fraise
- Le père de Nan… de monsieur est décédé cette semaine. Dans deux jours il devra fêter son anniversaire.
- Son anniversaire ?
- Son père est mort le matin de ses treize ans.
- Je pensais qu’il ne l’aimait pas ?
- Vous pensez mal ma chère.
Ményl était perdue. Alfred ne pouvait pas lui mentir, aucun intérêt. Elle se questionnait sur les relations paternelles de Nan. Se pouvait il qu’elle ait mal évalué la situation ? Elle se souvenait des mots cruels qu’elle avait employé contre lui, des mots blessants qu’elle avait prononcés sur la mémoire de son père.
- Dîtes moi ce que vous savez sur son père et lui. Ils s’entendaient bien ? Étaient-ils proches ? Je veux dire…
- Il y a des vieilles cassettes que je conserve. Montez voir, deuxième tiroir a gauche de la fenêtre.
Elle le remercia et fît rapidement un tour dans la chambre du majordome avant d’en sortir les bras chargés d’albums photos et de cassettes vidéo.
- Qu’est ce que tu fais la ? demanda Nan sèchement
Ményl baissa la tête vers ses chaussures. Décidément, il n’était pas prêt à effacer l’ardoise. Ou peut être se sentait il ridicule d’avoir pleuré devant Ményl.
- Je voulais… j’espérais qu’on puisse parler de tout ce que je t’ai dit.
- Je ne suis pas d’humeur. Si tu veux qu’on discute allonge toi ou dégages ! ordonna-t-il
A sa grande surprise, elle s’allongea sur le lit. Nan poussa un profond soupir en se dirigeant vers sa salle de bain.
- Tu as intérêt à partir avant que je sois sorti de cette salle de bain.
- Je suis désolé de ce que j’ai dit au sujet de ton père. J’étais contrariée Nan, je ne savais pas…
Elle n’entendît aucune réponse, il devait l’ignorer ostensiblement ? Compréhensible après ce qui c’était dit. Mais comment aurait elle pu savoir qu’ils étaient si proches.
- Je suis désolé Nan. Dit elle adossée contre la porte. Je ne bougerais pas d’ici tant que tu n’auras pas accepté mes excuses.
Nan entrouvrît la porte de la salle de bains. Ményl s’était endormie contre le dossier l’obligeant à passer la nuit dans les toilettes. Il ne lui en voulait pas ; ou en tout cas plus maintenant. Cela faisait tellement longtemps qu’il dressait une barrière entre lui et ses
sentiments mais avec l’arrivée de Ményl, cette barrière tombait. S’effritait pour ne plus laisser passer que dans cette brèche minuscule un peu de Ményl dans sa vie.
Il la souleva dans ses bras et la déposa dans son lit avant de s’allonger à ses côtés.
Quand elle ouvrît les yeux, elle eût la surprise de découvrir le visage de Nan à même le sien. Elle tendît son visage vers lui et l’embrassa sans aucune gêne, sans aucunes inhibitions.
Ses derniers temps, elle se sentait plus proche que jamais de son charme et était de plus en plus attirée vers lui.
- Tu m’as embrassé ? Pourquoi ?
- J’en avais envie… Tu vas mieux ?
Il secoua la tête. Non, il ne se sentait pas mieux. Comment le pouvait-il alors que cette fille dont il ignorait tout de sa vie se rapprochait inexorablement de lui.
Il se releva du lit pour s’asseoir et poser sa tête entre ses mains.
- Je dois aller au cimetière, tu veux bien venir avec moi ?
Ményl approuva. Dans ces moments de tristesse, elle en venait à regretter l’ancien Nan. Le despote pervers qui lui faisait subir ses jeux détraqués.
- Nan si tu ne t’en sens pas la force...
Pour dire la vérité, elle-même n’était pas prête à mettre un pied au cimetière. Elle trouvait cet endroit glauque et lugubre.
Dès qu’ils furent rentrés, Ményl s’excusa de suite auprès de son ami en devenir. Elle revînt dans la salle avec un cadeau.
L’adolescent se sentît obligé de sourire, il n’aurait pas pensé que Ményl puisse avoir une attention pour lui.
- Qu’est ce que c’est ?
- Ne l’ouvre pas maintenant ! dit elle timidement
Il opina. En temps normal, il aurait déjà déchiré l’emballage ne serait ce que pour faire enrager Ményl.
Il posa le cadeau à côté de lui et lui demanda :
- Et le tien, c’est pour quand ?
- Pardon ?
- Ton anniversaire, tu es bien né un jour.
- C’est que je ne sais pas vraiment. J’ai été adopté alors tu comprends je… je n’ai pas la date précise. En général je le fête en même temps que… enfin, je le fêtais en même temps que Thierry.
Nan perçut la pointe de tristesse dans sa voix. Il se rappela comment il avait joué un rôle dans leur séparation. Il fallait bien reconnaître quelque chose en Nan, il était capricieux. Arrogant, fier et prétentieux.
- Je suis désolé pour Thierry.
- Ce n’est pas vrai. Affirma Ményl
Il sourît. Elle avait raison, il n’était pas du tout désolé. Au contraire il était pleinement satisfait de posséder Ményl pour lui seul.
Il se leva pour l’affronter.
- Tu as raison ! dit-il. Je ne supporte pas la concurrence.
Ce faisant, il la prît par les hanches pour l’attirer à lui. Puis en approchant ses lèvres des siennes, il lui demanda :
- Et toi est ce que tu regrettes ?
Ményl ne tenta pas de se dégager, elle se trouvait bien blotti ici entre ses deux bras virils. Thierry n’avait pas une su grande place dans sa vie.
- Je ne crois pas… dit-elle.
Il releva son menton vers lui et lui caressa la lèvre du bout du pouce.
- Dans ce cas, rien ne nous empêche…
Elle l’empêcha de finir sa phrase. Il ne fallait rien précipiter ; pas entre eux.
- Nous ne sommes pas pressés. Nous avons le temps.
Il la relâcha et prît son paquet avant de monter à l’étage. Puis parvenu en haut des marches il la regarda avant de lui dire :
- Merci encore Ményl !
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